Construction de la maquette "FAUX-BOURDON"
L'étape préliminaire est de reconstituer des plan de type maquette (quille, couples et ponts avec les découpes indispensable à prévoir pour équiper la maquette) à partir des information glanées sur le site du chantier.
La plaquette technico commerciale des DAMEN 3212
Il s'agit d'un pdf format A4 disponible en ligne sur le site WEB du chantier naval DAMEN, donnant les principales caractéristiques du bateau, et de quelques extraits de plans (vues de dessus, vue arriere, vue de profil)
La qualité du pdf permet des agrandissements de ces plans (en utilisant scanner et logiciel de dessin OpenOffice) pour les rendre compatibles de l'echele 1/50 visée pour la maquette.
Reconstitution des plans de forme de la coque
Partant des quelques lignes caractéristiques des plans ci dessus, il faut en déduire la forme des couples de la coque.
Pour cela j'au utilisé le logiciel gratuit de construction navale "DelfShip", qui permet de redessiner assez fidèlement les formes de la coque.
Le logiciel permet ensuite d'en extraire la forme de chacun des couples à l'echelle désirée, pour attaquer la construction.
Construction de la coque
Il s'agit d'une structure classique (quille et couples) pour une construction de coque en bois.
La construction se fait coque renversée sur une plaque de chantier, chaque couple étant collé d'abord sur les repère tracé sous la plaque de pont
Une fois la quille installée et collée, et avant de poser le bordé, on positionne les axes des 2 pods Ils ont été préalablement appairés sur une plaque support de CTP (On verra plus loin comment ces pods sont conçus)
Les formes de la coque permettent l'utilisation de 4 plaques de CTP de 0,8mm d'epaisseur en remplacement des baguettes généralement utilisées pour du bordé. Des gabarits en carton sont utilisés avant découpe des plaques de CTP.
Les parties avant et arrière, qui présentent de fortes courbures, sont faites de blocs de mousse d'isolation dure, a poncer jusqu'à l'obtention de la forme voulue. Elles seront ensuite enduites de résine pour les durcir et consolider.
Les barres anti-roulis, sont collée et chevillées sur la coque.
Une fois la coque démontée de la plaque de chantier, on passe à la partie supérieure, pour finaliser les formes du pavois, de la poupe et de la proue. La maquette est alors posée sur un ber "technique" la rendant parfaitement stable pour travailler dessus.
Préparation et installation de la forme de poupe, et collage du pavois prédécoupé en CTP de 0,8mm. La aussi des gabarits en cartons sont nécessaires avant découpe réelle du CTP
Assemblage du pavois avant, avec une double paroi en CTP de 0,8mm pré-etuvé et cintré avant collage.
Avant d'aller plus loin dans les installation internes, on se rassure sur le poids maxi possible de la maquette. On y place les éléments lourds indispensables (moteurs, batterie) et on protège la coque avec du film transparent pour la mettre sur l'eau. Les poids ajoutés pour arriver à la ligne de flottaison prévue représenterons la marge disponible de poids pour la cabine et tous les autres équipements.
La construction du chateau, de la cabine et du mat.
Le château et la cabine sont en CTP de différentes épaisseurs de 3 à1,5mm, les plans sont directement issus de la plaquette technico-commerciale par simple redimensionnement au 1/50.
Le château est conçu pour s'emboiter dans l'ouverture centrale du pont.
L'intérieur du château est bien rempli, par les différents éléments ci dessous:
- le mini servo contrôlant la rotation des 2 lances à incendie (à gauche de la vue de dessous)
- le raccord étanche d'alimentation en eau des lances a incendie (à gauche de la vue de dessous)
- le micro-moteur du treuil de remorquage arrière (à droite de la vue de dessous)
- le module son MP3 avec ampli et haut-parleur dans son caisson (tube PVC de 50)
- les blocs de connecteur a picots (à la base des cheminées dans la vue de dessous pour les liaison électrique entre cabine et modules électronique de commande situés dans la coque,
- le bloc de connecteur a picots pour les liaisons électriques avec la cabine (au centre de la vue de dessus)
Les rambardes sont en fil de cuivre étamé et de laiton, les marches d'escalier en tole mince de laiton soudées.
Les grilles d'aération en embase noire de la cheminée sont réalisés a l'imprimante 3D.
La cabine est assez compliquée à fabriquer du fait des nombreux angles a calculer avant découpe des différentes pièces de CTP de 1,5mm formant la structure.
Elle sera vissés dans son double plancher depuis le dessous du château, afin de permettre le montage/démontage en cas de besoin.
Les fenêtres de plexyglass sont entourées de profilé plastique "Evergreen", puis encastrées dans le chassis en bois
L'intérieur de la cabine est aménagé conformément aux photos disponibles sur le site DAMEN
Le toit est également conçu pour être simplement enfiché sur la cabine, et permettre ainsi d'accéder à tout moment à l'intérieur. La tenue est assurée par les connecteurs électriques à picots au pas de 2.54 qui servent aussi à alimenter projecteurs, feux de mats et radar.
Il dispose d'un faux plafond, qui va contenir le micro-moteur du radar, ainsi que les résistances CMA associées aux LEDs des feux de mat.
Le mât fixé sur le toit est en tubes de laiton de 3 et 2mm, soudés. Les supports des feux de mâts sont en époxy cuivré, et sont soudé sur le mât. Une douzaine de fils de cuivre émaillé passent à l'intérieur des tubes pour alimenter les différents feux de mât.
Voici quelques vue d'ensemble du château ave sa cabine équipée de son toit et du mât, tel qu'il est encastrable dans l'ouverture centrale du pont.
La construction des pods.
Les pods sont entierement fait "maison".
Les tuyères sont tournées dans des bloc d'aluminium. Des morceaux de tige filetée de laiton vissés dedans, afin de permettre la soudure à l'etain du support de l'axe d'hélice.
Les pièces principales autres pièces sont du tube de cuivre de plomberie (diamètre 14) pour le châssis, roulement à bille pour le axe vertical, des paliers en laiton pour l'axe d'hélice, des pignons coniques module 0.5 et bouchon plastique dur (type téflon) pour fermer le support d'axe d'hélice.
L'assemblage inclue aussi des joints toriques pour l'étancheité entre le chassis fixé sur la coque, et le tube mobile.
Le gros pignon blanc assure l'entrainement de l'hélice depuis l'axe horizontal qui sera relié par cardant au moteur.
Le pignon noir sera piloté par servo pour orienter le pod, essai fait sur plateforme de test ci dessous pour vérifier l'efficacité du servo.
Après vérification du fonctionnement, les deux pods sont installés sur une plaque de CTP qui sert de châssis commun. C'est cet ensemble qui est installé d'un bloc dans la coque (voir en début de construction)
A noter l'ajout de deux pignons supplémentaire (diamètre double des pignons noirs pour obtenir une rotation du pod de 180 minimum a partir d'un servo standard.
Ci dessous l'installation sous la trappe de pont arrière du bateau. On voit les 2 servos pour l'orientation des pods, les 2 moteurs et cardans entrainant les hélices.
Chaque pod est prévu pour être toujours démontable une fois installé sur la maquette, sortables par le dessous, en desserrant les pinons blancs et noirs de leurs axes.
Fabrication du treuils de remorquage arrière
Le treuil arrière est le plus simple des deux treuils de remorquage.
Le tambour est réalisé au tour dans le l'alu. Le châssis est réalisé en plaque d'époxy cuivré double face, ce qui permet un soudage facile.
Un micro- moteur avec réducteur est fixé en dessous du socle, l'entrainement du tambour se faisant par un jeu de pignons sur le coté du treuil. Les pignons sont cachés par un caisson réalisé à l'imprimante 3D.
L'ensemble est ensuite fixé sur le plancher à la base du château.
Fabrication du guindeau, treuil de remorquage avant et mécanisme des ancres
Le guideau avant est plus complexe, car il embarque deux fonctions pilotables séparément: la rotation du treuil de remorquage, et la rotation d'un treuil-poulie annexe. Un dessin disponible sur le site de DAMEN aide bien pour la réalisation de le partie visible.
Comme pour le treuil arrière, tambours en alu, et châssis en époxy cuivré double face soudé, et des axes en tube de laiton.
L'entrainement depuis un micro-moteur situé sous le pont se fait par un jeu d'engrenages situé en partie centrale entre les 2 tambours (a peine visible)
Une extrémité qui inclue un micromoteur pas à pas (récupération de lecteur de CD) pour entrainer le tambour situé à l'extrémité.
L'autre extrémité, la plus simple, aucun moteur.
Le châssis et les différents tambours assemblés et fixés sur la trappe prévue pour aller sur l'ouverture du pont avant.
Voyons maintenant la partie cachée sous cette trappe, qui contient donc la motorisation des gros tambours, mais aussi la mécanique de manoeuvre des ancres
Micromoteur et pignon blanc entrainant les tambours au travers de la trappe de plancher
Les pignons noirs sont ceux associés au tambours l'enroulement des chaines d'ancres également situés sous la trappe.
Ces pignons sont pilotés par un moteur pas a pas, ce qui permet en fonction de commandes de tourner rapidement (pour simuler la chute des ancres), ou lentement (pour la remontée). L'entrainement des enrouleurs se fait ensuite par courroie, ce qui permet un glissement en cas de bloca
Installation de la trappe dans l'ouverture du pont avant: elle est simplement posée, les connexions électriques avec l'électronique de contrôle situé dans la coque restent sous forme de câbles
Fabrication d'autres équipements divers
Le passage des câble de remorque situé à l'avant est en bois avec des inserts en laiton pour le fixer sur le pont.
Les lances a incendie sont un assemblage de tube de laiton soudé (prtie fonctionnelle, orientable) et d'habillage fait à l'imprimante 3D (partie fixe le long de la paroi avant du château).
La particularité se situe dans la buse de sortie, en plastique, et perforée de plusieurs mini trous, donnant un jet dispersant (voir photos en navigation)
Fabrication des boudins de protection de la coque
J'ai d'abord réalisé des modèles en bois, puis des moules en platre à partir de ces modèles.
Puis injecté dans ces moules du mastic silicone noir (type joint de fenêtre de caravane). Pour les plus gros diamètres, j'ai remis une barre plastique au milieu pour limiter la quantité de mastic, et faciliter ainsi le séchage. Il faut être patient (environ 1 semaine) avant de démouler.
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